Rencontres ARDESI du etourisme institutionnel 2006 : quelques réflexions personnelles !
Dossier archivé Analyse touristique , eTourisme , Office de Tourisme , Réservation en ligne , Travel 2.0 , Web 2.0 le décembre 5, 2006
J'étais invité par l'ARDESI aux rencontres du etourisme institutionnel les 27 et 28 novembre à Toulouse et plus particulièrement à l'atelier Web 2.0 du lundi.
Avant de vous livrer quelques réflexions sur ces 2 jours, un bravo à toute l'équipe d'organisation de l'Ardesi.
Un véritable succès avec plus de 400 personnes inscrites.
A mon avis çà y est !!! Ardesi occupe la place et deviens incontournable en tant qu'organisateur et animateur de la filière etourisme institutionnel en France.
Donc, juste quelques courtes réflexions personnellement sur ces 2 jours.
Pour une information exhaustive, les comptes rendus et présentations des intervenants seront mis en ligne prochainement sur le blog des rencontres du etourisme institutionnel.
Atelier Web 2.0 du lundi 27
«Flux RSS, blogs, révolution d'Internet : et le tourisme institutionnel dans tout cela ?»
Une salle de près de 200 Personnes était à l'écoute de nos différentes interventions sur le Web 2.0, la dynamique des blogs, la technologie de syndication RSS, les sites communautaires de voyages, la nouvelle façon de consommer l'Internet...
J'en retire 3 réflexions :
To be Travel 2.0 or not to be ?
Les institutionnel n'osent pas ou ne veulent pas ou ne peuvent pas appliquer la dynamique du Travel 2.0 sur leur propre site Internet.
Ils n'osent pas, on sent une certaine « peur » de se lancer dans une interactivité avec l'internaute qu'il ne maîtriserait pas et qui mettrai plus en avant certains de leur professionnels. Sans compter les risques de dérapages comme des commentaires négatifs sur leur site Internet.
Ils ne veulent pas se lancer et pense qu'ils ne peuvent pas le faire car une de leur raison d'être (selon les textes légaux) est la diffusion d'une information objective et exhaustive sur leur destination et leurs professionnels.
Donc il leur reste à s'investir dans le Travel 2.0, mais à l'extérieur de leur site Internet ;-)
Sans doute la démarche la plus facile pour eux. Allez courtiser les sites communautaires sur les voyages, voir ce que l'on dit sur leur destination et leurs professionnels, participer à la conversation de ces sites Travel 2.0. Cela demande du temps, du savoir-faire et un peu de moyen. Mais la démarche peut être payante en terme de visibilité globale de leur destination !!!
RSS !! What is RSS !!!
Le concept de syndication de contenu semble encore bien loin des préoccupations des institutionnels du tourisme. Très peu de sites d'OT, CDT ou CRT on un ou des flux RSS.
Ils ne font pas de la syndication de contenu vers des portails privés ou des partenaires.
Cela devrait évoluer dans le futur, mais çà dénote bien le manque de compréhension de ce qu'est le Web 2.0 et la nouvelle façon qu'on les internautes de consommer l'information via les fils RSS et un agrégateur. Et surtout, il me semble qu'ils passent à côté des opportunités de syndication de leur contenu vers d'autres partenaires.
To blog or not to blog !
L'utilisation d'un blog sur un site institutionnel ne semble pas d'actualité. Par contre la mécanique informatique d'un blog utilisé comme matrice pour faire des sites Internet performant et bon marché pour les petites structures est en cours de mise en place par l'Ardesi.
L'utilisation de la blogosphère pour communiquer et créer une communauté ne me semble pas dans les esprits, alors que la blogosphère double de taille tous les 6 mois et que la dynamique de « bouche à oreille » est très puissante dans cet univers ! C'est pourtant le règne du marketing viral et du Buzz, des effets de communication souvent puissant et pour un investissement financier sans commune mesure aux campagnes 4 x 3.
Atelier du mardi 28
«Quelles stratégies sur la réservation en ligne ?»
C'était le morceau de choix de ces rencontres Ardesi, les institutionnels et la réservation en ligne, leurs expériences, leurs souhaits, leurs points de vue.....
C'est donc la dernière étape pour les institutionnels.
Après le marketing, la promotion, la communication, ils se lancent dans la commercialisation de leur offre via des systèmes de réservation et la SAS France Guide qui fait office d'agrégateur d'offres en provenance de leurs systèmes de réservation régionaux.
A eux les joies de la réservation en ligne qui sont à mon humble avis et de part mon expérience :
La formation des professionnels à l'outil et à ce type de commercialisation
La connectique entre les systèmes de réservation et les réseaux de distribution
La connectique des systèmes avec les PMS (logiciel de gestion des hôtels) ou CRS (système de centrales des chaînes hôtelières)
La nouvelle façon d'agir sur le net pour capter des flux qui pointe vers votre système de réservation
La nécessaire animation et mise en marché spécifique de l'offre
La transformation d'un lecteur d'information touristique en acheteur de produit touristique
La nouvelle approche de la communication, car maintenant il faut vendre, oui vendre et pas seulement faire de la communication et de la promotion.
La mise en équilibre des investissements par rapport aux flux financiers en provenance des réservations.
To be continued .... !
En vrac, quelques réflexions et phrases entendues dans cet atelier :
Comment les centrales de destinations peuvent-elles évoluer ?
L'animateur qui pose la question suivante à la SAS France Guide dès le lancement du débat : « Qu'est ce que vous êtes allez faire dans cette galère » !!!
L'OT de Nantes nous annonce un CA de 250 000 euros après 1 an d'exploitation de son système de réservation. Soit environ 104 réservations par mois pour les professionnels de son territoire. (hypothèse avec un panier moyen de 200 euros)
« Encore faut-il amener des clients » dixit le Directeur du CRT Bretagne
Quel look to book ratio : 1 % ? (c'est-à-dire le nombre de visiteurs uniques par mois avec le nombre de réservations par mois)
Quelle tenue des plannings pour les professionnels ?
Quelles formations ?
Pour conclure, la réservation en ligne sur les sites des institutionnels devrait impacter fortement leur comportement et mettre en place des mécanismes d'adaptation aux contraintes et avantages de la commercialisation sur Internet.
Certains l'on bien compris (CRT Bretagne, OT de Nantes...) et adoptent une nouvelle démarche « commerciale »...
To be continued On Line of course !

Tags: etourisme ardesi
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Estimation: 9.11 sur 9 votes
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Réponse de:
feige
(06.12.06 3:16)
Réponse de:
Karine feige
(06.12.06 3:18)
Merci pour ce trés bon résumé des ateliers. Cependant je vous trouve un peu "dur" sur le niveau d'utilisation des institutionnels par rapport aux bonnes pratiques en usages dans le web (web 2, blog, flux RSS ..." . En rhône-Alpes tous ses outils sont utilisés (flux, blog ..) Nous étudions comment utiiser les bons cotés du web 2 en 2007. Le frein majeur vis-à _vis de l'usage des flux RSS est que cela ne présente pas beaucoup d'intérêt lorsque le site n'est pas éditorial (ors peu de sites sont éditoriaux dans le monde institutionnel)ou de type blog.
D'autres innovations sont utilisées : le multimédia (nous avons lancé une web TV en 2006) qui présente l'intéret de séduire en amont et d'être également exploitable sur des outils en mobilité pour l'accueil des touristes une fois sur site.
Quant à la résa on line, sauf exception (comme la Bretagne) le coeur de métier des institutionnels est il vraiment de se substituer à ceux qui vendent (les professionnels et les réseaux)?. Notre rôle n'est il pas plutôt d'offrir un environnement favorable (à travers une marque forte et une bonne information sur la destination) aux "offreurs".
L'investissement pour une marque forte est un investissement lourd et à long terme, beaucoup de professionnels n'ont pas les moyens de créer cette marque. N'est ce pas là notre valeur ajoutée que de créer cette marque dans laquelle chacun peut s'épanouir et vendre (son coeur de métier). Dans ce contexte, nos sites ne doivent ils pas plutôt viser à faciliter aux clients l'accès aux produits, la résa on line est un service parmi les autres mais pas une finalité.
D'autres innovations sont utilisées : le multimédia (nous avons lancé une web TV en 2006) qui présente l'intéret de séduire en amont et d'être également exploitable sur des outils en mobilité pour l'accueil des touristes une fois sur site.
Quant à la résa on line, sauf exception (comme la Bretagne) le coeur de métier des institutionnels est il vraiment de se substituer à ceux qui vendent (les professionnels et les réseaux)?. Notre rôle n'est il pas plutôt d'offrir un environnement favorable (à travers une marque forte et une bonne information sur la destination) aux "offreurs".
L'investissement pour une marque forte est un investissement lourd et à long terme, beaucoup de professionnels n'ont pas les moyens de créer cette marque. N'est ce pas là notre valeur ajoutée que de créer cette marque dans laquelle chacun peut s'épanouir et vendre (son coeur de métier). Dans ce contexte, nos sites ne doivent ils pas plutôt viser à faciliter aux clients l'accès aux produits, la résa on line est un service parmi les autres mais pas une finalité.
Réponse de:
claude
(06.12.06 3:56)
Karine, merci de votre commentaire.
C'est vrai que dans un post sur un blog, message court par nature, j'ai omis de parler de vos expériences Web 2.0 au CRT Rhône Alpes. Je vous rejoins sur le point de la résa en ligne qui n'est pas une finalité pour les DMO's. Votre vrai valeur ajoutée est bien cette construction de "marque" qui ne peut être bien faite que par vous acteurs institutionnels et qui est un travail hors de porté des privés, essentiellement pour des raisons de coûts et de temps.
Maintenant il y a sans doute des partenariats de contenu à envisager avec les privés, il me semble que certains portails Web 2.0 sont preneur de vos informations de qualité. Les technologies de syndication sont là , c'était un peu le message que l'on voulait faire passer dans l'atelier du lundi 27 sur le Web 2.0.
Bonne continuation dans vos projets.
C'est vrai que dans un post sur un blog, message court par nature, j'ai omis de parler de vos expériences Web 2.0 au CRT Rhône Alpes. Je vous rejoins sur le point de la résa en ligne qui n'est pas une finalité pour les DMO's. Votre vrai valeur ajoutée est bien cette construction de "marque" qui ne peut être bien faite que par vous acteurs institutionnels et qui est un travail hors de porté des privés, essentiellement pour des raisons de coûts et de temps.
Maintenant il y a sans doute des partenariats de contenu à envisager avec les privés, il me semble que certains portails Web 2.0 sont preneur de vos informations de qualité. Les technologies de syndication sont là , c'était un peu le message que l'on voulait faire passer dans l'atelier du lundi 27 sur le Web 2.0.
Bonne continuation dans vos projets.
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Quant à la résa on line, sauf exception (comme la Bretagne) le coeur de métier des institutionnels est il vraiment de se substituer à ceux qui vendent (les professionnels et les réseaux)?. Notre rôle n'est il pas plutôt d'offrir un environnement favorable (à travers une marque forte et une bonne information sur la destination) aux "offreurs".
L'investissement pour une marque forte est un investissement lourd et à long terme, beaucoup de professionnels n'ont pas les moyens de créer cette marque. N'est ce pas là notre valeur ajoutée que de créer cette marque dans laquelle chacun peut s'épanouir et vendre (son coeur de métier). Dans ce contexte, nos sites ne doivent ils pas plutôt viser à faciliter aux clients l'accès aux produits, la résa on line est un service parmi les autres mais pas une finalité.