de l’importance relative du cours des monnaies dans la fréquentation touristique

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Pauvre Euro… Il n'en finit pas de plonger face au dollar et du coup, le dollar américain n'en finit pas de monter pour nous, pauvres européens. Et avec lui – et même un peu plus que lui ! – son proche voisin du nord, le dollar canadien. Du coup, l'Europe, qui n'en finissait pas de paraître extrêmement chère aux canadiens (en même temps, on leur avait dit de ne pas prendre leur demi en terrasse sur les Champs-Elysées, aux cousins !) leur devient relativement bon marché. Enfin, disons meilleur marché.

Faut-il s'attendre pour autant à des avalanches de "calice" et de "tabarnak" sur les Champs-Elysées cet été ? Bof, pas forcément. C'est ce que répond en tous cas la presse du 18 mai (un quotidien québécois) qui analyse la question très sérieusement. Il semblerait que l'appétence des canadiens pour le voyage dépende moins du cours des monnaies que de la situation économique globale (les vols vers l'étranger avaient connu une baisse de 30% l'an dernier au plus fort de la crise !) voire des efforts du gouvernement de les faire rester chez eux (et leurs devises avec). Si l'Europe connaît un boom cette année, ce sera probablement à cause des voyages annulés l'an passé plus que du taux de changes. Les canadiens sont déjà extrêmement voyageurs et on voit difficilement ce qui pourrait les amener à voyager plus (à part un régime de congés payés plus favorable que celui qu'il connaissent, qui n'a rien à voir avec le nôtre). Et Paris étant une destination phare, au moins pour les québécois, nous ne devrions pas cesser de voir des cousins francophones d'Amérique dans les rues parisiennes. Mais tout cela n'aura apparemment que bien peu à voir avec le cours de l'Euro !


Photo source rick

This entry was posted on Tuesday, May 25th, 2010 at 6:06 pm and is filed under Analyse touristique. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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