Berlin : Remonter l’incontournable avenue des Tilleuls
Dossier archivé Analyse touristique , Blog News , Conseils et Astuces , Destination VIP , Office de Tourisme , Tourisme , Travel 2.0 le avril 18, 2009

Rendez-vous est donné sur la place Alexanderplatz. Difficile de reconnaître l'« Alex » des années 20 décrite par Alfred Döblin dans son roman « Berlin Alexanderplatz ». Difficile également d'imaginer qu'ici battait le coeur de Berlin Est du temps de la RDA. Pourtant, tout y est : la tour de télévision (Fersehturm) domine de ses 365 mètres d'autres éléments architecturaux rappelant l'ère socialiste tels que l'horloge universelle (Weltzeituhr), la Fontaine de l'Amitié entre les peuples, la frise de la Maison de l'enseignant (Haus des Lehrers) ou encore les statues de Marx et Engels, en face de la Mairie. Mais la grande esplanade bordée de nouveaux centres commerciaux ressemble surtout à un perpétuel chantier. La ville de Berlin y prévoit d'ailleurs la construction de gratte-ciel d'ici à 2020.
Tandis que les uns opteront pour la montée en ascenseur jusqu'au restaurant rotatif « made in DDR » de la tour de télé, les autres pousseront la porte de la Mairie Rouge (Rotes Rathaus) pour en découvrir les salles de réception aux vitraux représentant les blasons des länder allemands. C'est le siège du Sénat berlinois, gouvernement de la « ville-état » qu'est Berlin.

De là, le squelette d'acier et de béton d'un bâtiment situé sur l'autre rive de la Spree accroche le regard : il s'agit du Palais de la République. Le régime de RDA avait fait construire le siège de son Parlement sur l'emplacement du château des Hohenzollern, fortement endommagé par la Seconde Guerre mondiale. Après de coûteux travaux de désamiantage de 1998 à 2001, les parlementaires allemands ont finalement décidé de la destruction du bâtiment et de la construction d'un centre culturel dont la façade rappellera le château prussien d'antan. La démolition controversée est d'autant plus coûteuse qu'il faut éviter la déstabilisation de la cathédrale voisine, le Berliner Dom, qui se laisse admirer à merveille depuis le jardin Lustgarten. Le visiteur pourra là se laisser tenter par l' « île aux musées », dont la renommée des collections n'est plus à faire, se plonger dans l'histoire de l'Allemagne au musée national voisin (deutsches historisches Museum) ou remonter l'artère principale de l'ancienne capitale prussienne, la fameuse avenue « sous les Tilleuils » (Under den Linden). Les bâtiments y semblent tous plus intéressants les uns que les autres.
Sur la droite, entouré de marronniers, le Nouveau Corps de Garde ou « Neue Wache », édifié début XIXème par Schinkel, constitue depuis 1993 le « Mémorial de la République Fédérale allemande en hommage aux victimes de la guerre et de la dictature ». Un peu plus loin, toujours sur la droite, l'université Humboldt - une des trois universités berlinoises - accueille aujourd'hui quelque 20 000 étudiants... et nombre de bouquinistes dont les étalages faits de cartons de bananes sont tradition. En face, la place Bebelplatz, avec l'opéra Deutsche Staatsoper, le premier théâtre lyrique allemand édifié indépendamment d'un château au milieu du XVIIIème siècle. Au centre de la place, un mémorial rappelle l'autodafé perpétré le 10 mai 1933 par les nazis, qui brûlèrent alors près de 20 000 ouvrages jugés « dégénérés ».
De là, un crochet vers le sud est possible, direction Gendarmenmarkt, une place aux églises jumelles considérée comme le plus bel exemple d'architecture néo-classique à Berlin. Les églises jumelles de la place furent construites début XVIIIème pour la communauté réformée allemande et pour les 20 000 huguenots français venus à Berlin après l'abrogation de l'Edit de Nantes. Le Französischer Dom accueille aujourd'hui le Musée des Huguenots, tandis que le Deutscher Dom abrite une exposition dédiée à l'histoire de la République allemande et d'accès libre. Au centre de la place se trouve la salle de concerts Konzerthaus, initialement conçue comme un théâtre par Schinkel début XIXème. Les uns pourront profiter des nombreuses terrasses de la place ; les autres rendront peut-être visite à l'incontournable chocolaterie voisine, au 10 de la rue Mohrenstrasse.

Mais de la place Bebelplatz, il est également possible de s'en aller sur l'avenue, sous les tilleuls, de palais en palais, découvrant les ambassades à l'approche de la porte de Brandebourg. Symbole de Berlin, elle fut construite fin XVIIIème. Son quadrige représentant la déesse de la victoire fut revendiqué par Napoléon comme par Hitler : les détails peuvent certainement être soutirés à l'ambassade française voisine...

Les plus courageux pourront se lancer dans l'ascension de la coupole du Reichstag, juste derrière la Porte, voire prolonger la promenade jusqu'à la Chancellerie, elle-aussi le long de la Spree.
Pour en savoir plus
Offices du tourisme +49-(0)30-25 00 25
(les adresses des différents « Berlin Infostores » y sont disponibles)
Bonnes pratiques
- À partir de janvier 2008, la ville de Berlin a une "zone verte" (Umweltzone). Les touristes doivent acheter la vignette obligatoire pour leur véhicule au prix d'environ 5 euros dans les garages autorisés.
- Monter dans les bus à l'avant et montrer un titre de transport composté au chauffeur.
- Dans les cafés et restaurants, penser à laisser un pourboire d'environ 10% pour le service.




Tags: Berlin Avenue des Tilleuls Unter den Linden Berliner Dom Palast der Republik porte de Brandebourg ca
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